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Peut-on
imaginer que soit contestée au polyhandicapé la qualité
de citoyen?
NON, bien sûr!
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Qui
oserait d'ailleurs développer une opinion qui le mènerait
devant les tribunaux?
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Il
ne suffit cependant pas d'affirmer une chose pour qu'elle devienne vérité!
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Les
polyhandicapés, s'ils sont incontestablement des citoyens, doivent
être sans doute des citoyens de seconde zone. Des citoyens qui ne
bénéficient pas des mêmes droits que les autres, des
citoyens au rabais en quelque sorte.
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Ainsi
en va-t-il du DROIT A L'ÉDUCATION
en raison de la très nette insuffisance des structures nécessaires à
l'éducation d'un enfant polyhandicapé.
Il manque en effet 6000 places en France.
Au rythme des créations
autorisées, il faudra 50 ou 60 ans pour combler ce déficit.
L'Éducation
Nationale ne semble pas concernée par ce problème.
Pour elle, les enfants polyhandicapés ne sont sans doute pas des
enfants au sens "parfait" du terme
Cette situation bloquée - sans volonté de déblocage
- nous a amené à nous adresser à Monsieur le Président
de la République, gardien des institutions...
Dans
le cadre de la campagne électorale pour les présidentielles,
celui-ci a précisé ses intentions en matière de handicap ET de
polyhandicap.
C'est
la première fois qu'à ce niveau politique des engagements précis sont
pris.
Nous
en donnons acte au Président de la République comme nous l'avons fait en
publiant ces engagements lors de la campagne.
Nous
attendons maintenant qu'ils soient suivis d'effets.
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Pour
acquérir cette éducation, l'enfant va à l'école.
Si d'aventure il manque une classe pour l'accueillir, les parents d'élèves
vont se mobiliser, manifester
et en général obtenir
satisfaction.
L'enfant polyhandicapé - différent des autres enfants -
a besoin d'une école spéciale pour acquérir une forme
d'éducation, différente elle aussi.
Ces établissements
conçus pour accueillir environ 20 à 30 enfants sont en nombre
notoirement insuffisant. On en comptera souvent un seul par département.
Certains départements n'en possèdent
aucun.
Les enfants qui n'ont pas de place restent à la maison sans projet
éducatif, sans professionnels compétents pour les accompagner
sur le chemin difficile d'une progression dont ils seront écartés
à jamais.
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Qui
s'en émeut?
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Qui manifeste?
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La
démonstration de l'inégalité ne s'arrête cependant
pas là :
Ainsi, les parents ont l'obligation de scolariser leur enfant faute de
quoi, ils sont passibles de sanctions et se voient suspendre les allocations
familiales.
Les parents d'enfants polyhandicapés ne peuvent très souvent
scolariser leur enfant faute d'établissement adapté.
Quand
par miracle ils le peuvent, ils
se voient supprimer l'Allocation d'Éducation Spéciale (AES)
s'ils le scolarisent plus de deux jours par semaine !
Il y a là une situation tout à fait originale à laquelle
les familles feraient bien de réfléchir.
Fortes en effet des obligations qui leur sont faites par l'article 4 de
la Loi du 30 juin 1975, elles sont fondées à mettre en demeure
l'état de remplir les siennes.
Devant
l’injustice systématisée dont est victime leur enfant au
regard du droit à l’éducation, certaines familles ont osé
demander des comptes à l’État devant la justice.
Ce
faisant elles n’ont rien fait d’autre que demander l’application
du principe d’EGALITE.
Il
leur aura fallu pourtant braver les interdits , les résistances
directes des services officiels et celles plus mesquines et plus
sournoises de personnels – de tous niveaux – ne comprenant pas
qu’on s’attaque aux institutions. Il aura fallu que leur sens de
la citoyenneté soit bien ancré en elles pour qu’elles aillent
jusqu’au bout.
Certes
le résultat n’est pas celui qu’elles escomptaient et nous le
regrettons avec elles.
Mais
en attaquant la citadelle , elles ont prouvé que celle-ci pouvait l’être.
Cette preuve c’est la première fissure dans laquelle nous devons
nous engouffrer.
Car c’est en saisissant la justice que nous dérèglerons cette
belle machine à fabriquer de l’inégalité.
Vous
qui l’avez un jour envisagé, pensez-y plus sérieusement aujourd’hui.
Vous
qui craignez d’y aller seul lancez un appel à vous rejoindre.
Faites-le sur ce site nous le répercuterons .
Vous
qui avez déjà consulté un cabinet d’avocat, faites nous
connaître ses conclusions , nous les ferons connaître à tous.
Afin
que vous soyez convaincus que cette démarche ne sera pas un long
fleuve tranquille , mais qu’il faut la tenter, vous trouverez
ci-après le récit fait par Maryline Labourier , de son
expérience. C’est édifiant !
RIEN
N'EST ACQUIS MAIS
..
TOUT SE GAGNE.
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